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La douleur?


"La perspective d’une douleur sévère peut être plus insupportable que l’imminence de la mort.”

Albert Schweitzer

DÉFINITION

L’International Association for the Study of Pain (Association internationale pour l’étude de la douleur) définit la douleur comme ’une expérience sensorielle ou émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite dans des termes impliquant une telle lésion'. McCaffery donne une définition nettement plus pragmatique : ‘la douleur est celle qui est définie comme telle par une personne qui l’éprouve et est présente lorsque cette personne déclare qu’elle est présente'. Cette définition insiste sur le ressenti subjectif du patient qui est considéré comme un point de départ important.

La douleur est un mécanisme de défense naturel de l’organisme. Il s’agit en premier lieu d’un mécanisme d’avertissement, en réaction à une lésion tissulaire potentielle ou réelle. Le caractère subjectif de la douleur la rend complexe à traiter. La douleur peut être mesurée à l’aide d’une échelle de la douleur allant de 0 à 10 où 10 représente la plus forte douleur que le patient puisse s’imaginer. 

La douleur peut être classée en fonction de sa durée et de son origine ou étiologie.

douleur aiguë >< douleur chronique
douleur nociceptive >< douleur neuropathique

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DOULEUR AIGUË VERSUS DOULEUR CHRONIQUE

La douleur aiguë est une alarme. Elle indique que quelque chose d’anormal se produit dans l’organisme (trauma, maladie, …), demandant une réaction. Lorsque la cause est traitée, cette douleur n’est plus d’aucune utilité et disparaît donc relativement rapidement.

La douleur chronique est une douleur qui persiste pendant plus longtemps, à savoir plus de trois mois. Étant donné que le patient éprouve la douleur sur une longue période, ceci influence fortement les activités quotidiennes et la qualité de vie de la personne en question. 

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DOULEUR NOCICEPTIVE VERSUS DOULEUR NEUROPATHIQUE

La douleur nociceptive (=douleur associée à une lésion tissulaire) est une douleur qui apparaît en raison d’une pression exercée sur les nerfs sans que ceux-ci en soient lésés, par exemple en cas d’arthrose. La douleur nociceptive est elle-même encore subdivisée en douleur somatique et viscérale. La douleur somatique est une douleur nociceptive trouvant son origine dans la peau, le tissu musculaire ou les os ; elle est généralement localisée de manière précise et se caractérise par une sensation de coupure, de piqûre, ou de battement. La douleur viscérale est une douleur nociceptive en provenance des organes internes du thorax ou de l’abdomen. Elle n’est généralement pas précisément localisée et se caractérise souvent par une sensation de perforation, de compression ou de crampes.

La douleur neuropathique provient d’une lésion du système nerveux. Cette douleur se caractérise généralement par une sensation de brûlure, de fourmillements et il arrive fréquemment que le toucher de la zone corporelle atteinte soit ressenti comme désagréable. Les causes possibles de cette douleur comprennent le zona, la SEP (Sclérose en Plaques), le cancer, une hernie importante, etc...

Afin de démontrer l’importance de l’étendue du problème des douleurs chroniques, nous discutons ci-dessous de la “Pain in Europe survey” (« Enquête sur la douleur en Europe »).

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ACCÈS DOULOUREUX PAROXYSTIQUE

Le terme d’accès douloureux paroxystique a été détaillé pour la première fois par le Dr. Portenoy ; il a décrit ce phénomène comme une aggravation de courte durée de la douleur, perçue par un patient recevant une analgésie de base stable et suffisante.

Le terme ‘accès douloureux paroxystique’ est fréquemment utilisé à l’heure actuelle et indique que des épisodes douloureux se manifestent malgré une médication analgésique à longue action administrée à horaires fixes (généralement 2 fois par jour). D’autres termes encore utilisés pour désigner ce même phénomène sont ‘douleur épisodique’, ‘accès de douleur’,'pics douloureux', ‘douleur passagère’ ou ‘douleur de courte durée’.

On distingue trois types d’accès douloureux paroxystique, à savoir :

 

  • douleur incidente :
    il s’agit d’une douleur résultant d’une activité du patient lui-même ou de son environnement. L’élément déclencheur peut être la toux, la défécation, les soins, …
  • accès douloureux spontané :
    il s’agit d’une douleur survenant de manière spontanée, même lorsque le patient est au repos ; elle est très imprévisible.
  • douleur de fin de dose :
    cette douleur survient en fin d’intervalle de dosage d’un médicament à longue durée d’action.
    Les accès douloureux paroxystiques surviennent chez environ 70% des patients algiques et constitue, en raison de sa fréquence et de son intensité, un important facteur de diminution de la qualité de vie des patients algiques.

    En outre, les accès douloureux paroxystiques sont, à l’heure actuelle, encore souvent méconnus voire sous-traités. C’est pourquoi il est très important d’en discuter avec votre médecin.

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ÉCHELLE DE LA DOULEUR

Afin de mesurer l’évolution de la douleur chez un patient, on utilise une échelle visuelle de la douleur ou Échelle Visuelle Analogique (EVA). L’EVA est une échelle de la douleur sans subdivision supplémentaire, elle se caractérise uniquement par le chiffre zéro comme valeur initiale et le chiffre dix comme valeur terminale. Le chiffre zéro indique aucune douleur ou à peine, le chiffre dix, à l’inverse, indique une douleur insupportable.

Le patient indiquera, sur l’EVA, le degré d’intensité de sa douleur, sans réellement y attribuer de chiffre. Depuis lors, d’autres échelles visuelles de la douleur ont été mises sur le marché au moyen desquelles le patient peut effectivement indiquer un chiffre précis. Pour les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer et les enfants, on utilise également les échelles des visages.

Exemple d’indication de la douleur sur une échelle de douleur :

enfants adultes
    

Mesurez votre douleur avec l'outil 'pain impact tool'.



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PAIN IN EUROPE SURVEY (ENQUÊTE SUR LA DOULEUR EN EUROPE)

La ‘Pain in Europe survey’ a interrogé, par l’intermédiaire d’une brève enquête téléphonique, plus de 46.000 patients algiques chroniques issus de 16 pays européens différents et d’Israël. Il s’agit d’une des études les plus vastes et les plus précises jamais réalisées en Europe sur la douleur chronique. En Europe occidentale, quatre millions de personnes souffrent de douleur cancéreuse grave ! La moitié d’entre elles seulement sont traitées de manière adéquate.

Les résultats indiquent que 23% des Belges (= 2,4 millions de personnes) souffrent de douleur chronique ; ceci représente près de 1 Belge sur 4. Avec le vieillissement de la population, ce chiffre atteindra 1 Belge sur 3. Quarante-deux pour cent des familles belges sont confrontées à la douleur chronique et aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les différentes régions. La Belgique présente donc - après la Norvège, la Pologne et l’Italie – le  taux le plus élevé de douleur chronique en Europe. Le taux global de douleur chronique en Europe est de 19% (n = 46.394).

La douleur influence le mode de vie d’une personne sur trois. En l’absence de traitement adéquat, ces personnes ne sont souvent pas en état de travailler ou même d’effectuer les tâches les plus simples. Il en résulte que ces personnes souffrent souvent non seulement de problèmes physiques mais également d’autres problèmes tels que dépression et stress interpersonnel. La douleur a donc un impact économique et social.

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